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Ce que je vois autour de moi

Cet article est un exercice de description qui vous donnera une idée de mon environnement actuel. L’exercice est simple et j’encourage tous mes camarades auteurs en possession d’un site ou blog à le reproduire : asseyez-vous à l’endroit où vous écrivez le plus souvent, regardez autour de vous et décrivez cet environnement dans un article dédié. Cela permettra à vos lecteurs de mieux s’imaginer votre espace de travail, et vous aidera à vous améliorer en description. Tout le monde y gagne, en soi ! Si vous reprenez le concept, je vous demanderai juste de dire que ça vient de moi, c’est tout ! Et sans plus attendre, je commence.

J’avais choisi mon bureau avant même d’emménager pour sa taille et sa praticité. Il est en bois, peint en noir, avec du côté droit des pieds normaux en fer et de l’autre une  étagère qui sert de pieds et est fixée au bureau par des chevilles. À droite du bureau, la vue est coupée par le dos d’une bibliothèque, ce qui me donne l’impression d’être coupée du reste de l’appartement. Ma tour se trouve sur le coin droit, contre le mur, avec le côté que je vois ouvert parce que les câbles ajoutés m’empêchent de la fermer. Devant la tour, j’ai posé mon petit agenda, mon masque, mes lettres à expédier et un bloc de post-its adhésifs. Au lieu d’un tapis de souris, j’ai choisi un grand tapis de clavier qui recouvre la majorité de l’espace entre mes écrans et moi. Il représente un lion devant une galaxie, dans des tons bleus, mauves et roses. Dessus se trouvent mon clavier, ma souris et mon téléphone. J’ai souvent une tasse de thé entre le clavier et moi. Mon fiancé m’a offert ma favorite, une tasse rose avec « You are just lovely » écrit dessus.

Mon écran de droite, surélevé par un volume d’Astérix que je connais par coeur, est le principal. J’ai posé l’écrin de ma bague de fiançailles sur le pied de l’écran pour ne pas la perdre. Devant l’écran sont entassés un chiffon pour lunettes, une paire de ciseaux, deux marqueurs Artline dont je me sers pour écrire (noirs, 0.3 et 0.7), un porte-mine et un fluo jaune. À gauche, j’ai posé un bloc de post-its non-adhésifs et mes médicaments journaliers. On arrive à mon écran de gauche, qui n’a pas besoin d’être surélevé, derrière lequel sont amassés les câbles de ma manette, de mon casque et de mon chargeur de téléphone. Ma manette est posée juste à côté. Encore à gauche se trouve une boîte de biscuits, et derrière elle un casier de rangement pour fournitures de bureau rempli à ras-bord de bics et marqueurs que je n’utilise que rarement. Sur ce casier se trouve ma trousse pour l’école, qui n’a pas servi cette année pour cause de covid, et une autre trousse remplie à en exploser de marque-pages. J’ai aussi une bouteille d’eau sur cette partie du bureau.

Par-dessus mes écrans, sur le mur, sont accrochées des oeuvres que j’adore. Trois sont par Jenny Jinya, achetées sur son Redbubble, et représentent les chats de sa série sur la Mort. À droite de ces trois posters, j’ai deux Displates, une représentant un cerisier et l’autre le yin et le yang sous forme de carpes avec un style d’estampe. Ces cinq images m’apportent une forme d’inspiration quand je me prends à les contempler, et elles s’accorde à merveille avec mon mur gris perle – bien plus seyant que le bleu vif que les anciens locataires nous avaient laissé. Sous mon bureau, à ma gauche, se trouve un casier de tiroirs rempli de fournitures, papiers, élastiques à cheveux, maquillage, … bref, c’est une zone de conflits. La partie étagère de mon bureau a quatre cases visibles : celle en haut à gauche contient mes livres de narratologie, un dictionnaire anglais et l’un des livres d’Hannah Shaw, Tiny but Mighty. Celle en haut à droite contient mes jeux de société et la boîte de mon casque. Celle en bas à gauche contient une boîte en tissu remplie de fouillis et, enfin, celle en bas à droite sert à ranger mes classeurs de documents administratifs.

Et voilà qui complète le tour de ce que je vois quand je m’assieds pour écrire ! Comme je l’ai dit en début d’article, je vous invite à reprendre ce concept pour vous-même. Merci de votre lecture !

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Novembre : le bilan

Novembre, le mois du NaNoWriMo et de toutes les merveilles… Vraiment ? Je crois que, cette année, nous allons devoir faire une exception. Le covid-19 a rendu cette période difficile pour beaucoup d’auteurs et je ne fais pas exception à la règle. J’ai rarement connu un mois plus épuisant ou plus difficile psychologiquement. Il avait pourtant très bien commencé : durant le premier jour de novembre, j’ai organisé le NaNoMarathon et écrit presque 10.000 mots en une journée. Je commençais mon nouveau roman, Oriana, premier d’un univers étendu dans lequel j’adore me plonger, durant un évènement que j’avais passé des semaines à préparer et qui m’enthousiasmait plus que je ne saurais l’exprimer. Un excellent départ, en somme !

L’élan s’est prolongé sans à-coup pendant la première moitié du mois : j’ai écrit 23 chapitres d’Oriana durant cette période. J’aime cette histoire, que personne n’essaye de dire le contraire, et je suis fière de ce que je parviens à produire en me plongeant dans la tête de ces personnages. Hélas, cette tendresse n’a pas suffi à me faire traverser le mois. J’ai subi un violent coup au moral vers le 20 novembre et me suis effondrée. Soudain, tout me paraissait insurmontable. Je ne pouvais plus écrire, je ne pouvais plus travailler, je ne pouvais plus réfléchir. Je ne peux pas exactement dire que ça va maintenant, mais au moins j’ai désormais un traitement qui à terme me permettra de me sentir mieux.

Le problème, c’est que ce médicament et ses effets secondaires sont assez épuisants en début de prise, si bien que je n’ai pas écrit durant la fin du mois. J’ai aussi pris la décision d’étaler mon année d’études sur deux ans plutôt qu’un seul : entre le covid-19 et cette situation, je n’ai pas acquis la matière de certains cours et je préfère de loin les repasser quand ça ira mieux. J’ai aussi pris soin de moi, passé de longues heures lovée dans mon plaid favori en regardant une série (j’ai découvert Downton Abbey, j’adore) et beaucoup dormi. NaNoWriMo ou pas, il faut savoir reconnaître quand on a besoin de s’arrêter et j’en ai indubitablement besoin.

J’espère sincèrement pouvoir vous dire le mois prochain que ça va mieux, que je suis en forme et que je redécolle, mais je ne suis actuellement pas en position d’y croire vraiment. Cela dit, je vous promets un article très intéressant pour le 1er janvier : mes objectifs pour l’année 2021 et un retour sur tout ce que j’ai accompli en 2020. Pour le 15 et le 21 décembre, en revanche, je ne sais pas encore trop ce que je vais mettre en ligne ; vous le découvrirez en temps voulu !

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Tropes #4 : Un seul lit

Je l’avoue sans difficulté ni réserve : Un Seul Lit fait partie de mes tropes préférés. Quand je le vois apparaître dans un roman, je dois me retenir de couiner de joie. Ce trope est très populaire dans la fanfiction et dans la romance, où il a su se faire sa place comme un classique – mais un classique toujours apprécié. Comprenez donc le plaisir des lecteurs à découvrir comment les personnages réagissent à l’incendie de leurs hormones, la langueur de s’imaginer plus intimement pressé contre l’autre, le corps qui frémit malgré les sentiments parfois peu amènes d’un personnage envers l’autre (Un Seul Lit et Ennemis à Amants, un combo très puissant).

Mais qu’est-ce donc que ce mystérieux trope qui charme les foules aussi facilement que Viggo Mortensen en Aragorn ? C’est très simple : les personnages, peu importe leur relation et les sentiments qu’ils entretiennent l’un envers l’autre, sont contraints de partager une chambre contenant un seul lit. Ce trope fonctionne tant qu’il y a de la romance dans votre récit, même si elle n’est pas l’axe principal sur lequel vous vous concentrez : l’un des personnages cède le lit à l’autre, ils décident de le partager mais il est assez grand pour qu’ils ne se touchent pas, ou alors ils décident de partager bien que la couche soit exiguë et se retrouvent propulsés dans une intimité forcée qui leur révèle l’attraction qu’ils parvenaient à ignorer jusque-là, … Plein de possibilités intéressantes pour ce tout petit trope. Comme je le disais plus tôt, cette carte est un classique du jeu des romances, mais vos lecteurs apprécieront toujours son apparition.

Quelques exemples à présent :

  • Ce trope est un grand classique des romances historiques érotiques, car il pousse les héroïnes à dépasser le tabou entourant leur propre sexualité et l’attirance qu’elles ressentent pour leurs love-interests.
  • Dans Harry Potter et les Reliques de la Mort, Ron et Hermione doivent partager une pièce où il n’y a qu’un canapé. Ron choisit le sol et, quand Harry les rejoint le lendemain matin, ils se tiennent la main dans leur sommeil.
  • Dans l’un des volumes de A Song of Ice and Fire, Jon Snow doit partager sa couche avec une femme et est sous le coup d’un voeu de chasteté. Il résiste à la tentation en faisant dormir Fantôme entre la femme et lui.

Les exemples sont nombreux dans la romance, quels que soient ses sous-genres. Il est très fréquent que cette nuit en particulier reste chaste et se produise assez tôt dans le roman ; elle sert juste de porte d’entrée, de point à partir duquel les personnages ne peuvent plus ignorer leurs sentiments pour l’autre. Tout le reste du chemin reste encore à parcourir.

On se retrouve le mois prochain pour le trope suivant, que vous pourrez choisir sur Patreon !

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Cadeaux de Noël pour auteurs

Nous sommes le 15 novembre le jour où je publie cet article. Noël approche, probablement un Noël comme nous n’en avons jamais connu auparavant par la faute du covid-19. Il est tentant de déprimer seul cette année, ne fut-ce que pour ne pas mettre nos proches en danger ; croyez-moi, je ne vais pas vous conseiller d’agir autrement, je veux que chacun d’entre vous et des personnes que vous aimez soit aussi protégée que possible de cette maladie. Cependant, ce n’est pas une raison pour négliger votre bien-être mental. Et quel meilleur moment que Noël pour vous gâter et gâter les autres auteurs autour de vous ? Voici en conséquence une liste de cadeaux, adaptés à toutes sortes de budgets, pour auteurs :

  1. Une bougie parfumée
    De plus en plus d’auteurs associent une odeur à chacun de leurs projets en cours. Cela fait d’ailleurs partie de mes conseils aux écrivains qui ont des problèmes de concentration. Le fait de se conditionner à penser à un projet et à avoir envie d’écrire dès qu’on sent une odeur particulière permet de contrer, en partie au moins, les tendances procrastinatrices qui planent comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. En plus, ça sent tellement bon ! Un bon environnement du travail est toujours agréable, ça vaut pour les auteurs comme pour n’importe qui.
  2. Un ouvrage de narratologie
    Beaucoup d’auteurs veulent perfectionner leur art, et quel meilleur moyen que la lecture d’un livre reconnu en la matière ? Voici une liste Goodreads de livres destinés aux auteurs, pour tous les budgets. Je travaille très dur en ce moment à agrandir ma collection (je n’ai plus acheté de roman de fiction depuis ma précommande de Nevernight version française parce que je me concentre sur l’acquisition des ouvrages sur cette liste) et je pense écrire quelques articles qui en parleront dans le futur.
  3. Des produits de beauté
    Car après tout, les auteurs sont humains : eux aussi aiment les boules de bains, les masques rafraîchissants et soins divers. Avoir accès à ces produits donne aux écrivains une excuse pour prendre un temps très nécessaire, surtout en ce moment, qu’ils dédieront au fait de prendre soin d’eux. J’ai une affection toute particulière pour tout ce qui touche aux soins des mains. Là aussi, vous trouverez des produits pour tous les budgets !
  4. Un journal d’écriture
    Vous les trouverez plus facilement en anglais (ou en français sur Amazon) ; les journaux d’écriture sont des livres à compléter incluant des sections dédiées aux différentes étapes du processus d’écriture. Si vous décidez d’en offrir un à un ami écrivain, n’hésitez pas à faire un petit paquet contenant plusieurs objets de papeterie, des bics fantasistes aux stickers en tous genres !
  5. Un abonnement à un service pour auteurs
    Vous avez plusieurs options ici : Milanote, Campfire et Campfire Pro, même Skillshare et ses dizaines de classes sur l’écriture créative ! On en revient à ce que j’abordais au point 2 : beaucoup d’auteurs s’intéressent à ce qui pourrait les aider à progresser, et les outils correspondants à leurs besoins divers sont nombreux. La plupart ne sont hélas disponibles qu’en anglais, mais aussi conçus de manière à être pris en main très facilement.
  6. Et le bonus pour les années prochaines : une retraite d’écriture
    Ce cadeau n’est pas abordable, soyons honnêtes. Un excellent cadeau pour auteur en plein premier jet serait une retraite d’écriture, un séjour de deux à cinq jours dans un endroit prévu pour accueillir ce genre d’évènement, ou même tout simplement dans une chambre d’hôtel, loin de toutes ses responsabilités habituelles. Les vraies retraites d’écriture, destinées à socialiser autant qu’à écrire, sont encore rares en Belgique et en France, aussi l’alternative solitaire est-elle plus facile à organiser. Cependant, attendez que le covid-19 soit totalement maîtrisé avant d’organiser quelque chose comme ça.

Et voilà pour ma liste ! J’espère que vous trouverez ici l’inspiration pour vous gâter et gâter vos amis auteurs. On se retrouve la semaine prochaine pour le prochain épisode de Tropes !

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Octobre : le bilan

Qui dit octobre, cette année, dit aussi Preptober. Vous avez été plus d’une trentaine à me suivre cette année dans l’évènement que j’ai organisé sur Twitter ; chaque jour, je vous posais une question dans le but de vous aider à préparer votre projet du NaNoWriMo. Vu le succès, je réorganiserai tout ça l’an prochain sans faute ! Ca m’a vraiment fait incroyablement plaisir de vous voir construire vos univers, scénarios et personnages un jour après l’autre.

En parallèle, j’ai également été très occupée. Je menais de front deux projets : la rédaction de L’Anathème, projet destiné à la publication au format sériel (je vous en dirait plus courant du mois sur les réseaux sociaux) d’une part, et le plan d’un roman de fantasy pour le NaNoWriMo d’autre part. En effet, pour la première fois, j’ai décidé de suivre un plan dans la rédaction d’un de mes romans et je dois dire que pour l’instant, j’adore ! J’avance vite, en laissant peu d’incohérences derrière moi (j’en ai justement corrigé une aujourd’hui, très mineure). Moi qui me pensais improvisatrice, je vais peut-être devoir réévaluer entièrement mon fonctionnement, mais j’adore découvrir ce genre de choses me concernant. Ce n’est pas pour rien que la narratologie et tout ce qui l’entoure me passionnent.

Au moment où j’écris ces lignes, j’ai commencé à écrire ce projet : Oriana est le premier volume de la saga Les étoiles s’alignent, laquelle fait partie de l’univers Eon. Cet univers contiendra plusieurs séries de romans mais aussi des novellas et textes trop courts pour être des nouvelles. J’ai hâte de vous faire découvrir tout ça ! Et donc, Oriana. J’en suis au chapitre 7 et j’ai trouvé une équipe de bêtalecteurs qui se penchent déjà sur ceux que j’ai terminés. Mais surtout, j’ai décidé de publier le premier jet de ce roman sur Wattpad ! Je ne pense pas qu’il restera là indéfiniment car je vais chercher un éditeur pour ce roman dès qu’il sera prêt, mais tant de gens appréciaient le projet que je voulais leur offrir la possibilité de le lire.

D’ailleurs, j’ai lancé un énorme NaNoMarathon pour le premier jour du NaNo, sur Twitch ! C’était absolument fabuleux et je remercie chaleureusement chacun des spectateurs venus écrire avec moi ce jour-là. Vous étiez géniaux ! On a vécu des moments incroyables pendant ces sept heures de stream (et je sais que plusieurs d’entre vous ont partagé mes courbatures le lendemain). Je reproduirai l’expérience avec grand plaisir dans les années à venir si je peux me le permettre ! Par ailleurs, j’ai profité de l’occasion pour lancer mon subgoal, un objectif en termes de nombre d’abonnés en échange duquel j’organise une série de giveaways. Merci de votre soutien en la matière, ça m’a fait très plaisir ! Les subgoals sont donc maintenus pour les lives futurs.

Le podcast fait toujours son petit bonhomme de chemin, pour mon plus grand plaisir. Nous avons atteint les 300 écoutes au moment où j’écris ces lignes. Merci beaucoup ! J’espère que vous trouverez chaque épisode plus intéressant et pertinent que le précédent.

Voilà pour mon bilan du mois d’octobre ! J’ai déjà hâte de rédiger celui du mois prochain, qui vous parlera plus en profondeur d’Oriana et vous annoncera sans doute une excellente nouvelle.

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Rêve, oui, mais avec prudence

Rêver, ça fait du bien, pas besoin d’être auteur pour le savoir. Combien de temps avez-vous passé à imaginer un de vos romans traduit ou adapté au cinéma, avant même d’avoir posé le point final sur le moindre de vos manuscrits ? Ne vous en faites pas, je ne vous jette pas la pierre. Tant que nous nous contentons de rêver avec modération, il est possible de trouver du réconfort voire même de la motivation dans ces mirages, dans ce fol espoir qui nous emballe le coeur et fait courir un frisson d’impatience le long de notre colonne vertébrale.

Hélas, il est bien trop aisé de prendre ces rêves pour des objectifs atteignables avec un volume d’efforts et de temps raisonnables, sans apprendre une nouvelle compétence complexe, sans se reposer sur une chance digne d’un gagnant du loto. Ainsi, ces rêves si agréables se changent en poids, en culpabilité qui paralyse plutôt que motiver. À quoi bon continuer à écrire alors que mon dernier roman n’est pas un best-seller ? Je ne serai pas un vrai auteur tant que je n’aurai pas un roman adapté en film. Vous n’avez pas idée de la fréquence à laquelle je vois ce genre de discours sur les réseaux (arrêtez, je vous en prie, vous montrez juste votre méconnaissance du milieu). Ce genre de mentalité en rapport avec nos rêves n’est ni utile ni constructive ; il est si aisé, pourtant, de tomber dans ce cycle vicieux.

Pour ma part, je préfère de loin me fixer des objectifs, des buts réalistes et atteignables décomposés en étapes encore plus digestes. Écrire un roman ? Pas si compliqué, mais encore moins intimidant si je me fixe d’abord comme objectif de terminer le chapitre en cours, ou même d’écrire pour ce projet au moins quinze minutes par jour ! Cette approche donne de la structure, une direction claire, un rappel constant que le prochain but n’est pas si loin, qu’il me suffit de travailler un peu plus ou un peu plus longtemps pour l’atteindre. Et, bien entendu, chaque fois que j’accomplis un de ces objectifs, ou même une simple étape, je me récompense. Rien de tel qu’une délicieuse carotte (métaphorique) pour faire les gros yeux à ma flemme et me remettre au travail. D’ailleurs, c’est exactement ce que je fais maintenant, en écrivant cet article alors que j’adorerais regarder un film. Le film attendra le point final !

Pour accompagner cet article et vous démontrer la différence entre rêve et objectif, voici une petite liste des miens.

Rêves

  • Écrire un best-seller
  • Recevoir un fanart
  • Voir un de mes romans dans une box littéraire
  • Avoir une adaptation en audiobook
  • Apparaître sur la liste des bestsellers du New-York Times (avec un de mes romans anglais)

Objectifs

  • Terminer le premier jet d’Oriana
  • Être éditée
  • Dédicacer en convention
  • Écrire cinq romans
  • Écrire un roman en anglais

Voilà, c’est tout pour moi ! Nous sommes le 1er novembre et le NaNoWriMo a commencé. Je participe, bien entendu ! Cette année, je me lance avec le premier roman dans mon univers de fantasy, Oriana. Vous pouvez suivre mes avancées sur Twitter et me rejoindre tous les lundis et jeudis de 19h30 à 22h sur Twitch pour des sprints d’écriture en groupe. Bon courage et n’oubliez pas : patience et longueur de temps font plus que force ni que rage !

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Tropes #3 : Magic Versus Science

La magie et la science s’opposent bien souvent dans les récits que nous consommons. Après tout, la magie est souvent vue comme un domaine spirituel, subjectif, interne, tandis que la science est traitée comme un domaine intellectuel, objectif et externe. Dans bien des univers, la magie viole les lois de la physique, de la chimie et de bien d’autres branches de la science. Magie et science sont souvent vues comme des opposés fondamentaux : une seule des deux peut fleurir et régir l’univers au détriment de l’autre, dont l’époque de gloire est passée depuis bien longtemps et considérée comme un âge des ténèbres.

Ce trope place l’emphase sur l’opposition entre la science/la technologie et la magie. Parfois, les deux concepts s’affrontent (par exemple, la technologie ne fonctionne pas à Poudlard), parfois le conflit se trouve entre les représentants de chaque force. Nous avons connu une forme de cette opposition dans notre propre histoire, quand la religion s’opposait aux découvertes scientifiques dans tous les domaines. Il est donc tout à fait naturel de retrouver une version adaptée à la fantasy et au fantastique de cette partie de notre Histoire dans nos romans, nos univers. Après tout, nous nous inspirons de ce que nous connaissons. Et la lutte entre la magie/la religion et la science est-elle vraiment si loin derrière nous ? J’observe la recrudescence des sectes en France, les gens qui tentent des méthodes spirituelles pour soigner leurs cancers… Et je réalise que nous sommes encore  en plein dans cette période. C’est pour ça que ce trope nous parle autant. Nous en voyons des exemples en permanence, dans la vie de tous les jours, dans les médias, dans cette personne qui prêche pour Jéhovah sur la voie publique en dépit de la loi, dans les mails perdus au milieu des arnaques dans notre dossier spam.

Et sur cette réflexion, quelques exemples de ce trope :

  • Iron Man traite la magie comme une forme de science qu’il admet ne pas comprendre. Il affronte donc la magie avec d’autres formes de technologie.
  • Stephen Strange traverse une période de lutte interne entre ses connaissances scientifiques et la réalité de la magie qu’il lui faut admettre avant de devenir Dr. Strange.
  • La technologie ne fonctionne pas à Poudlard (sans doute à cause des ondes magiques).
  • Dans A Song of Ice and Fire, l’Ordre des Mestres a pour objectif de détruire la magie au profit de la science.
  • Dans The Mortal Instruments, la magie semble empêcher la technologie de fonctionner correctement, et elle remplace bien souvent l’électricité.

Voilà, c’est tout pour cet article. À la semaine prochaine !

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Septembre : le bilan

À trop tirer sur la corde, elle finit par céder. Je suis la première à l’affirmer ; pourtant, en septembre, j’ai royalement ignoré cette recommandation ainsi que tous les signes avant-coureurs que je connais pourtant si bien. Honnêtement, vous avez le droit de me gronder pour ça que ce soit en privé ou en public, parce que j’ai abusé et je me suis rendue malade d’épuisement. J’ai écrit chaque jour de ce mois, jusqu’au 20 septembre, avant de devoir lâcher tellement je n’en pouvais plus. J’ai ensuite pris dix jours de vacances quasi-totales (que voulez-vous) qui m’ont permis de voir que je dois vraiment, vraiment apprendre à m’écouter mieux que ça. Ma santé en dépend. La qualité de mon travail en dépend. J’ai tout de même écrit 46.000 mots durant le mois, et j’ai lancé de chouettes projets comme le #preptoberNWC (sur Instagram, Twitter et Discord). J’ai également commencé à écrire une histoire soumise à Rocambole sous forme de synopsis accompagné d’un premier épisode ; je rédige à présent les suivants. J’ai des plans B et C avec ce texte si je ne suis pas prise, donc je ne travaille pas pour rien !

Septembre m’a réellement servi de réalisation. Je n’avais jamais connu un « burn-out » pour raisons de fatigue plutôt qu’à cause de facteurs externes. J’ai dû prendre une pause sur mes projets en février, mais la situation n’avait rien à voir. Heureusement, je n’étais pas seule face à l’épreuve de mon état pas terrible durant dix jours : mes amis sur le Nyx’s Writing Club et ailleurs m’ont beaucoup soutenue. Sans eux, j’aurais culpabilisé de ne pas écrire, d’être épuisée, mais ils ne m’ont pas laissée faire. Je suis très reconnaissante, même s’ils ne réalisent sans doute pas tous à quel point ils m’ont aidée. Je vous encourage une fois de plus à rejoindre ce superbe serveur peuplé de superbes personnes.

Durant ces vacances, j’ai tout de même mis en vente la Bible Sérielle sur Utip (un achat indispensable avant le NaNo si vous écrivez de la fantasy !) au prix de 5€. J’ai regardé un film pour la première fois depuis des mois (Enola Holmes, j’ai adoré), joué à The Witcher 3, Horizon Zero Dawn et Genshin Impact, j’ai lu des romans que j’ai beaucoup appréciés, je me suis reposée. Ces moments font aussi partie de la vie d’un roman et, à ce titre, ils méritent d’apparaître dans mon bilan. Aujourd’hui, cela fait une semaine que le mois d’octobre a débuté. Je ne suis pas 100% d’attaque, aussi préféré-je reprendre doucement, à mon rythme. Je prépare Oriana pour le NaNoWriMo, j’écris L’Anathème, j’améliore mes compétences en design pour vous proposer de nouveaux services en commission. Prendre soin de soi permet de créer mieux, j’en suis convaincue et je tacherai de ne plus l’oublier.

À la semaine prochaine,

Nyx.

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Tropes #2 : Enemies to Lovers

Quand on parle de tropes, Enemies to Lovers (sobrement traduit par votre Nyx nationale « d’ennemis à amants ») représente souvent la référence. Pourtant, quand on navigue sur les sites spécialisés comme TV Tropes, il est facile de remarquer qu’aucune page ne porte ce nom. En effet, ce trope est tellement vaste et exploité qu’il semblait plus pratique d’organiser ses exécutions en différentes sous-catégories. Parlons d’abord du trope en lui-même avant d’aborder ses variations, voulez-vous ? Enemies to Lovers désigne toute romance ou tout sous-entendu de romance, qu’elle se limite à l’aspect charnel, à l’aspect émotionnel ou aborde les deux à la fois, dans une oeuvre de fiction.

Le sous-trope le plus courant voit s’affronter deux ennemis jurés, voire des ennemis de la destinée (ce trope existe et sera abordé un jour dans cette série !). L’un des exemples les plus récents et célèbres est bien entendu le ship Reylo, qu’on ne présente plus. On citera également une exécution dans Elementary que j’ai personnellement adorée et le sous-texte considéré par certains comme romantique dans l’obsession d’Harry Potter envers Draco Malfoy dans Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé. Les exemples ne manquent pas, qu’ils soient canons ou fanons !

On peut également noter la tension érotique entre personnages qui ne sont pas exactement ennemis mais ne supportent pas, comme par exemple Nina et Matthias de la duologie Six of Crows, ou Mia Corvere et Ashlinn Järnheim dans le second volume de Nevernight Chronicles. Que les personnages agissent ou non concernant leur attirance mutuelle, leurs disputes sont chargées d’énergie charnelle de plus en plus intense. Ce sous-trope tend franchement vers l’aspect sexuel des relations par rapport au suivant par exemple, qui est généralement exécuté de manière à placer l’emphase sur l’aspect romantique.

Parlons donc du Crush de l’Antagoniste, un sous-trope qui se retrouve par exemple dans Star Wars (sequels), encore avec le Reylo, mais aussi dans Sailor Moon, où deux antagonistes entretiennent des sentiments amoureux pour Usagi et Mamoru, ou encore dans A Song of Ice and Fire, où Littlefinger est amoureux de longue date de son amie d’enfance, Catelyn Stark, au point de conspirer contre sa famille pour essayer d’obtenir son affection. Ne nous mentons pas, ce sous-trope est rarement exécuté de manière saine, mais c’est possible et ça s’est déjà vu.

Il existe encore bien d’autres déclinaisons d’Enemies to Lovers, mais les explorer toutes prendrait des pages et des pages. Passons plutôt à mon avis concernant ce trope : je l’aime beaucoup quand il est bien exécuté mais je reste très critique. Après tout, il est rare que deux ennemies possèdent une véritable alchimie, mais quand c’est le cas, je me régale. Je me pensais incapable d’exécuter ce trope dans mes propres écrits mais laissez-moi vous dire que j’avais tort : je travaille en ce moment à l’élaboration d’une histoire où le couple principal sera une variation d’Enemies to Lovers.

Mais vous découvrirez tout ça durant mon prochain bilan ! Au fait, si vous voulez pouvoir voter pour le trope du mois prochain, ça se passe sur Patreon ! Cela vaut aussi pour certains autres articles, d’ailleurs. Bref, on se retrouve la semaine prochaine pour un article qui vous présentera un outil très utile pour les auteurs de séries !

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Août : le bilan

La décision de faire d’août mon mois de repos n’a pas exactement été consciente, mais elle m’est néanmoins apparue comme nécessaire et je ne la regrette absolument pas. Cela faisait plus d’un an (depuis juillet 2019) que je n’avais pas pris un vrai repos, autant dire que j’en avais besoin ! Et, bon, je dis ça, mais pendant le mois d’août, j’ai lancé mon Patreon (où vous pouvez me soutenir mensuellement et gagner des privilèges comme un droit de vote sur le choix des articles) et mon podcast, I Can’t Word, dont le premier épisode sortira sur Spotify et Apple Podcast le 15 septembre. C’est une nouvelle très excitante pour moi, vu que ça faisait un moment que je voulais lancer un nouveau format de contenu sans savoir ce qui me tentait. C’était soit le podcast soit les vidéos sur Youtube et, franchement, je ne regrette pas mon choix ! Mes podcasts, au moins, je peux les enregistrer à mon bureau en étant en pyjama, un sacré avantage.

Venons-en donc aux chiffres : durant le mois d’août, j’ai écrit 51.261 mots, ce qui représente 1.653 mots en moyenne par jour. Parmi tous ces mots, j’ai réussi à écrire 16 chapitres pour Le Sourire d’Eleanor, la romance feel good que j’écris depuis la fin de QQC. Je me suis beaucoup reposée, j’ai beaucoup pris soin de moi et, soyons honnêtes, j’ai beaucoup joué à The Witcher 3, un jeu que j’adore et qui m’a permis de m’aérer l’esprit. J’ai aussi pas mal travaillé sur mon projet en fantasy, même si je suis toujours loin de me sentir prête pour la phase d’écriture. Je veux partir avec une bonne idée de l’intrigue qui couvre la série complète, des personnages et de l’univers, pour réduire les incohérences qui, je n’en doute pas, s’installeront à mesure de l’écriture des premiers jets – c’est inévitable.

Pour le mois de septembre, j’ai prévu pas mal de petites choses. Un chouette article arrivera le 15 septembre, en plus du premier épisode de mon podcast. J’en ai déjà trois d’enregistrés et deux prévus en plus, donc il va falloir que je les enregistre à l’occasion ! Je vais aussi me lancer dans la réécriture du Sourire d’Eleanor tout en écrivant le premier jet de son spin-off, Les Yeux de Magdalene. Je ne rentre pas encore à l’école ce mois-ci donc je compte bien en profiter ! Et vous, comment s’est passé votre mois d’août ?

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