Écrire dans un café : mon expérience

Je veux tenter l’écriture dans un café depuis des années. Bien sûr, comme une vaste majorité d’entre nous, je connais le cliché de l’auteur excentrique qui écrit son best-seller dans un café ou un salon de thé, ou encore dans un bar. La réalité est un peu moins romantique, je le crains, mais toujours est-il que j’ai été très heureuse de pouvoir tenter l’expérience. Je ne sais pas encore quand je pourrai le refaire, car ça demande un lieu adapté et malgré tout un petit budget, mais je compte bien m’accorder ce plaisir de temps à autres. Car c’est de cela dont il s’agit, un plaisir ! Non, vous ne serez pas aussi organisé ou productif que chez vous, mais vous changerez de cadre et pourrez boire de délicieuses boissons, pourquoi pas en rapport avec votre histoire.

J’ai découvert le Oggi Coffee durant ma recherche d’un café qui me permettrait de m’installer et d’écrire pendant que je consommais. Il faut dire que ce genre de lieux manquent un peu dans ma ville : je n’ai pas trouvé d’autre adresse qui me le permettrait. Bien sûr, en pleine pandémie, mes recherches ont été un peu compliquées et je me suis assurée d’appeler pour savoir si je pouvais venir quelques heures à condition de consommer plutôt que de prendre cette possibilité pour acquise. Même en-dehors d’une pandémie, c’est ce que je vous conseille de faire, sauf si le site de l’établissement où vous voulez vous rendre précise qu’il s’agit d’un des services offerts. Vous ne voulez pas débarquer prêt à écrire pour finalement réaliser que ce n’est pas possible !

Munie de mon ordinateur portable, de mon téléphone et son abonnement Spotify (voici la playlist pour Le Sourire d’Eleanor), je me suis dirigée le 14 juillet à midi vers le Oggi Coffee. J’avais le coeur qui battait la chamade, une vague d’anxiété dans la gorge, mais je me sentais bien. Je venais de terminer un immense projet et pourtant j’étais prête à me lancer dans le suivant. Pas de pause, pas de jour off, seulement l’écriture et son appel constant.

Comme j’arrivais en semaine à midi je suis tombée en plein dans le coup de feu pour le café, qui sert également des plats chauds. D’ailleurs, c’est par ça que j’ai commencé dès que j’ai eu une table : un hot-dog et des potatoes, le tout absolument délicieux. Ne vous lancez jamais dans l’écriture le ventre vide ! La faim est une distraction inutile et facilement réglée. J’ai eu le temps de discuter avec la femme au comptoir en attendant une table : je crois que c’est elle que j’avais eue au téléphone quelques jours plus tôt, mais je lui ai tout de même redemandé si je pouvais m’installer quelques heures et écrire, ce qu’elle a à nouveau accepté.

Une fois mon ventre bien rempli, il était temps de passer à l’écriture. J’ai commandé ma première boisson, un café frappé praliné, puis allumé mon pc. J’étais installée sur une banquette avec un grand espace environnant pour étaler mes affaires, même si je n’en avais pas tant que ça. Je n’ai vraiment pas besoin de grand-chose pour écrire : un PC, un logiciel d’écriture et c’est tout ! J’ai commencé l’aventure sur Scrivener, même si je suis très vite repassée sur Word pour une question de praticité – avec mon école, j’ai droit à un abonnement à Office 365 qui me permet de synchroniser mes documents sur tous mes appareils et ça, ça n’a pas de prix (vu que c’est gratuit).

Les mots ont commencé à voler sur le document. D’abord une phrase, celle que j’avais imaginée, puis deux, trois, cinq, dix. En moins d’une heure, j’avais un prologue. Il était temps de commander une deuxième boisson : j’ai choisi un thé frappé à la framboise qui était absolument délicieux et je me suis lancée dans le premier chapitre. Mon rythme n’était pas aussi soutenu que durant un sprint : je me laissais fréquemment distraire une poignée de secondes par les autres clients du café, peu nombreux une fois le coup de feu passé. Je ne ressentais plus aucune pression ni aucune anxiété, j’étais bien installée… Bref, que du positif ! J’ai dû partir plus tôt que prévu pour retrouver mon fiancé, mais je ne regrette absolument pas cette expérience et, comme je l’ai mentionné plus haut, je recommencerai sans doute ! Peut-être devrais-je même en faire une tradition pour les débuts de mes romans… Qu’en pensez-vous ?

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