L’art de dissimuler son antagoniste

On vous parle souvent d’antagonistes attachants, et vous en connaissez probablement vous-mêmes plusieurs exemples. Après tout, ce sont ceux qui nous marquent ! Pour qu’on s’y attache, la solution est bien souvent de dissimuler leur rôle pendant au moins une petite partie de l’histoire. Un nouveau problème se présente ainsi à nous : comment dissimuler un antagoniste avec efficacité ? Ne vous en faites pas, cet article présente un arsenal de solutions dans lequel vous pourrez piocher à loisir en fonction de vos besoins !

1. Rendez votre antagoniste appréciable.

Je sais, c’est un peu le dilemme de l’oeuf et de la poule, mais prenez le temps de considérer le problème sous cet angle : un personnage est vaguement cruel, froid et détaché, sauf avec le protagoniste, qu’il traite avec respect, égard, voire tendresse. Peut-être sont-ils amoureux,  voire amants. Nous arrivons au dernier quart du roman. La tension monte et, soudain, le protagoniste réalise dans une scène déchirante qui était son ennemi depuis le début. Et nous, lecteurs, ne parvenons même pas à détester l’antagoniste, parce que nous le voyons tiraillé entre la souffrance qu’il ressent et la puissance de ses convictions. Pas mal, non ?

2. Faites-le passer pour un imbécile, un incompétent, un faible.

Nous avons l’habitude des antagonistes habités d’une forme ou d’une autre de pouvoir, de puissance, d’intelligence. La raison est simple : le protagoniste est lui aussi habité de ces qualités, et la construction de ces deux personnages se fait souvent en miroir, avec des influences extérieures qui les poussent à avancer sur des chemins opposés. Les soupçons s’éloignent immédiatement d’un personnage désigné comme stupide, incapable ou particulièrement faible. Quel mal pourraient-ils faire, de toute façon ? Vous voyez bien qu’ils n’arrivent à rien… Jusqu’à ce qu’on découvre leur pouvoir caché, la brillance avec laquelle ils se sont joués du héros.

3. Rendez-le attirant.

Ce plan d’action fonctionne particulièrement si vous prévoyez de faire de l’antagoniste un love interest (#drama). On en revient un peu au premier point, d’ailleurs ! L’incrédulité du protagoniste quand il découvre la trahison devient l’incrédulité du lecteur, qui a eu tout le temps de tomber sous le charme du personnage. Si en plus il est beau, charmeur, et gentil avec les animaux et les dames âgées, comment croire qu’il peut vouloir détruire tout ce pourquoi le protagoniste se bat ?

4. Faites-le aider le protagoniste.

Battez, en quelque sorte, le chaud et le froid. Il aide le protagoniste, il rase un village. Il sauve le love interest pour que le protagoniste ne souffre pas, il égorge un soldat qui l’a regardé de travers. Pensez un peu à Moriarty, dans Elementary. Elle vient plusieurs fois en aide à Joan et Watson, si bien qu’on en vient à l’apprécier et douter de ses intentions, mais elle retourne toujours à ses plans criminels. Cette version de Moriarty constitue vraiment un excellent exemple d’antagoniste bien dissimulé et appréciable.

5. Donnez-lui un passé douloureux.

Rien ne provoque tant l’empathie que des souvenirs qui torturent un personnage et permettent au lecteur de mieux comprendre ses défauts ; cependant, prenez garde à ne pas abuser de ce conseil. Tout le monde n’a pas un passé tragique, même si chacun a vécu des épreuves dans sa vie. Juste pas les mêmes, et pas la même intensité. Par contre, protagoniste et antagoniste pourraient notamment partager un même passé chargé, si bien qu’ils se comprennent et se respectent mutuellement pour avoir survécu à toute cette souffrance.

 

Voilà, j’espère que ces quelques conseils vous auront donné des pistes viables pour vos propres antagonistes. N’hésitez pas à laisser un commentaire pour en discuter et à la semaine prochaine pour l’examen d’un nouveau trope !

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Septembre : le bilan

À trop tirer sur la corde, elle finit par céder. Je suis la première à l’affirmer ; pourtant, en septembre, j’ai royalement ignoré cette recommandation ainsi que tous les signes avant-coureurs que je connais pourtant si bien. Honnêtement, vous avez le droit de me gronder pour ça que ce soit en privé ou en public, parce que j’ai abusé et je me suis rendue malade d’épuisement. J’ai écrit chaque jour de ce mois, jusqu’au 20 septembre, avant de devoir lâcher tellement je n’en pouvais plus. J’ai ensuite pris dix jours de vacances quasi-totales (que voulez-vous) qui m’ont permis de voir que je dois vraiment, vraiment apprendre à m’écouter mieux que ça. Ma santé en dépend. La qualité de mon travail en dépend. J’ai tout de même écrit 46.000 mots durant le mois, et j’ai lancé de chouettes projets comme le #preptoberNWC (sur Instagram, Twitter et Discord). J’ai également commencé à écrire une histoire soumise à Rocambole sous forme de synopsis accompagné d’un premier épisode ; je rédige à présent les suivants. J’ai des plans B et C avec ce texte si je ne suis pas prise, donc je ne travaille pas pour rien !

Septembre m’a réellement servi de réalisation. Je n’avais jamais connu un « burn-out » pour raisons de fatigue plutôt qu’à cause de facteurs externes. J’ai dû prendre une pause sur mes projets en février, mais la situation n’avait rien à voir. Heureusement, je n’étais pas seule face à l’épreuve de mon état pas terrible durant dix jours : mes amis sur le Nyx’s Writing Club et ailleurs m’ont beaucoup soutenue. Sans eux, j’aurais culpabilisé de ne pas écrire, d’être épuisée, mais ils ne m’ont pas laissée faire. Je suis très reconnaissante, même s’ils ne réalisent sans doute pas tous à quel point ils m’ont aidée. Je vous encourage une fois de plus à rejoindre ce superbe serveur peuplé de superbes personnes.

Durant ces vacances, j’ai tout de même mis en vente la Bible Sérielle sur Utip (un achat indispensable avant le NaNo si vous écrivez de la fantasy !) au prix de 5€. J’ai regardé un film pour la première fois depuis des mois (Enola Holmes, j’ai adoré), joué à The Witcher 3, Horizon Zero Dawn et Genshin Impact, j’ai lu des romans que j’ai beaucoup appréciés, je me suis reposée. Ces moments font aussi partie de la vie d’un roman et, à ce titre, ils méritent d’apparaître dans mon bilan. Aujourd’hui, cela fait une semaine que le mois d’octobre a débuté. Je ne suis pas 100% d’attaque, aussi préféré-je reprendre doucement, à mon rythme. Je prépare Oriana pour le NaNoWriMo, j’écris L’Anathème, j’améliore mes compétences en design pour vous proposer de nouveaux services en commission. Prendre soin de soi permet de créer mieux, j’en suis convaincue et je tacherai de ne plus l’oublier.

À la semaine prochaine,

Nyx.

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La bible sérielle : pour qui, pourquoi ?

J’adore les outils pratiques. Je vous parlais il y a quinze jours de Milanote, une application qui a amené mon organisation en tant qu’autrice au niveau supérieur, mais il est temps que je vous présente un autre outil : la bible sérielle. Celle-ci s’adresse plutôt aux créateurs d’univers, qu’il s’agisse de science-fiction ou de fantasy. Elle sera particulièrement utile pour les auteurs qui écrivent plus d’un seul roman par univers, qu’ils préfèrent écrire des suites, des tomes compagnons ou tout simplement des univers étendus qui englobent plusieurs histoires. La bible sérielle vous permet de rassembler dans un seul document, correctement organisé, toutes les informations concernant votre univers. Ainsi, vous n’aurez pas besoin de mettre votre cohérence à l’épreuve en essayant de deviner où se cache le nom du premier roi de l’Empire de Nilheim ou la raison pour laquelle La Guerre du Dalhia a commencé. Ces informations se trouveront sagement rangées là où vous pourrez les trouver sans difficulté !

La bible sérielle devrait contenir au minimum une liste de vos personnages et de vos différentes nations ainsi que leurs caractéristiques. C’est selon moi le minimum pour un outil complet et donc facile à utiliser ; il convient de trouver le bon nombre de subdivisions, celui qui va créer l’équilibre et vous permettre, d’un coup d’oeil au sommaire, de trouver ce que vous cherchez. Pour bien l’utiliser, il faut donc rigoureusement noter tous les éléments de worldbuilding et de construction des personnages, mais il s’agit de toute manière d’une bonne habitude à prendre ! Certains auteurs s’en occuperont avant d’écrire un mot, d’autres durant l’écriture de leur roman, d’autres encore une combinaison des deux. Dans tous les cas, la bible sérielle doit être complétée avec rigueur et ne rien oublier, y compris les informations que vous connaissez mais n’avez pas intégrée au récit !

Parce qu’il est difficile de tirer du néant une structure efficace et complète, je vous conseille d’acquérir votre première bible sérielle plutôt que de la créer vous-même. Celles qu’on trouve sur le marché sont faciles à personnaliser, y compris si vous souhaitez y ajouter des éléments. C’est le cas notamment de la mienne, que vous pouvez acheter sur Utip pour la modique somme de 5€. Par ailleurs, je lancerai également un concours pour en gagner une dès aujourd’hui sur mon compte Twitter. J’espère que cet article vous a été utile ; à la semaine prochaine pour le bilan du mois de septembre !

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Tropes #2 : Enemies to Lovers

Quand on parle de tropes, Enemies to Lovers (sobrement traduit par votre Nyx nationale « d’ennemis à amants ») représente souvent la référence. Pourtant, quand on navigue sur les sites spécialisés comme TV Tropes, il est facile de remarquer qu’aucune page ne porte ce nom. En effet, ce trope est tellement vaste et exploité qu’il semblait plus pratique d’organiser ses exécutions en différentes sous-catégories. Parlons d’abord du trope en lui-même avant d’aborder ses variations, voulez-vous ? Enemies to Lovers désigne toute romance ou tout sous-entendu de romance, qu’elle se limite à l’aspect charnel, à l’aspect émotionnel ou aborde les deux à la fois, dans une oeuvre de fiction.

Le sous-trope le plus courant voit s’affronter deux ennemis jurés, voire des ennemis de la destinée (ce trope existe et sera abordé un jour dans cette série !). L’un des exemples les plus récents et célèbres est bien entendu le ship Reylo, qu’on ne présente plus. On citera également une exécution dans Elementary que j’ai personnellement adorée et le sous-texte considéré par certains comme romantique dans l’obsession d’Harry Potter envers Draco Malfoy dans Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé. Les exemples ne manquent pas, qu’ils soient canons ou fanons !

On peut également noter la tension érotique entre personnages qui ne sont pas exactement ennemis mais ne supportent pas, comme par exemple Nina et Matthias de la duologie Six of Crows, ou Mia Corvere et Ashlinn Järnheim dans le second volume de Nevernight Chronicles. Que les personnages agissent ou non concernant leur attirance mutuelle, leurs disputes sont chargées d’énergie charnelle de plus en plus intense. Ce sous-trope tend franchement vers l’aspect sexuel des relations par rapport au suivant par exemple, qui est généralement exécuté de manière à placer l’emphase sur l’aspect romantique.

Parlons donc du Crush de l’Antagoniste, un sous-trope qui se retrouve par exemple dans Star Wars (sequels), encore avec le Reylo, mais aussi dans Sailor Moon, où deux antagonistes entretiennent des sentiments amoureux pour Usagi et Mamoru, ou encore dans A Song of Ice and Fire, où Littlefinger est amoureux de longue date de son amie d’enfance, Catelyn Stark, au point de conspirer contre sa famille pour essayer d’obtenir son affection. Ne nous mentons pas, ce sous-trope est rarement exécuté de manière saine, mais c’est possible et ça s’est déjà vu.

Il existe encore bien d’autres déclinaisons d’Enemies to Lovers, mais les explorer toutes prendrait des pages et des pages. Passons plutôt à mon avis concernant ce trope : je l’aime beaucoup quand il est bien exécuté mais je reste très critique. Après tout, il est rare que deux ennemies possèdent une véritable alchimie, mais quand c’est le cas, je me régale. Je me pensais incapable d’exécuter ce trope dans mes propres écrits mais laissez-moi vous dire que j’avais tort : je travaille en ce moment à l’élaboration d’une histoire où le couple principal sera une variation d’Enemies to Lovers.

Mais vous découvrirez tout ça durant mon prochain bilan ! Au fait, si vous voulez pouvoir voter pour le trope du mois prochain, ça se passe sur Patreon ! Cela vaut aussi pour certains autres articles, d’ailleurs. Bref, on se retrouve la semaine prochaine pour un article qui vous présentera un outil très utile pour les auteurs de séries !

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Milanote : un test très convaincant !

Cet article présente un produit, mais n’est ni un partenariat ni même une offre contre article de la part de la marque. En gros, je fais ça gratos, parce que je l’aime vraiment (cela dit, Milanote, si vous passez par là, n’hésitez pas à me faire un petit signe) !

Comme souvent quand je découvre un outil pour auteurs dont j’ignorais l’existence, j’ai entendu parler de Milanote sur une chaîne Youtube tenue par une autrice anglophone. J’ai un intérêt très prononcé pour ce genre d’outils, que je trouve décidément très pratiques et souvent vraiment bien fichus, mais je dois dire que je ne m’attendais pas à un tel coup de coeur. Avant toute chose, faisons les présentations : Milanote est un outil facile à prendre en main qui permet d’organiser idées et projets de manière visuelle. Leur communication est résolument tournée vers les créateurs, même si je vois pas mal d’applications de leur outil pour les étudiants par exemple. Certains font le parallèle avec Evernote ou OneNote, deux applications de prise de note, mais je trouve que Milanote se place à un tout autre niveau, tant en termes de rendu que de personnalisation, deux axes très importants pour moi quand j’organise mes idées pour un roman.

Je trouve l’outil vraiment performant et agréable à utiliser. J’ai immédiatement activé le mode nuit et qu’est-ce qu’il est agréable pour les yeux ! Il ne commet pas l’erreur d’utiliser des tons de noir et de blanc absolus, qui blesseraient les yeux. J’apprécie aussi beaucoup la texture du fond en pointillé (un peu comme les pages d’un Bullet Journal), qui me permet de disposer tous les éléments sur mon plan de travail comme je l’entends. On peut personnaliser les notes en leur donnant notamment une couleur et, croyez-moi, quand on crée un univers, c’est toujours utile d’avoir un code couleur avec une légende pour savoir à correspond chacune d’entre elles. On peut également mettre en page chaque note de manière sommaire, leur ajouter des réaction, changer leur format avec un « power up » ou encore les organiser dans des colonnes pour signifier qu’elles font partie du même groupe, et j’apprécie toutes ces possibilités !

Je ne vais pas vous montrer mes captures d’écran du logiciel car elles contiendraient des éléments qui spoilent Les étoiles s’alignent, mon projet de fantasy. J’utilise Milanote pour organiser la création de son univers, de ses personnages, mais aussi les points de scénario qui couvrent l’intrigue commune aux quatre romans. Puisque cette saga est la première que je compte écrire dans laquelle les tomes sont directement connectés plutôt que des spin-off qu’on peut lire dans n’importe quel ordre. Cela dit, le site de Milanote fournit plein d’exemples que je vais partager avec vous ! Notez d’ailleurs que Milanote est disponible en application mobile sur Android et IOS, en site web et en application pour Windows et Mac OS.

Ce genre de disposition n’est qu’un exemple ! La team Milanote fournit un bon nombre de modèles tout prêts pour auteurs. Vous pouvez en apprendre plus sur l’usage de Milanote appliqué à l’écriture créative sur cette page et découvrir leurs modèles pour écrivains sur celle-ci. J’utilise pour l’instant la version gratuite de l’outil, que je trouve déjà très performante ! J’apprécie beaucoup le fait que la seule différence entre les versions gratuite et payante soit le nombre de notes qu’on peut placer et non une véritable limitation des fonctionnalités. Mine de rien, avec cent éléments à disposer comme on veut (la limite peut même monter jusqu’à 200 gratuitement !) je trouve qu’on peut très bien s’en sortir. Cela dit, ça ne m’empêchera pas de prendre le premium pendant au moins un an pour pouvoir utiliser l’outil en toute liberté.

Le prix de Milanote peut sembler élevé, surtout qu’il s’agit d’un abonnement, mais j’ai l’impression qu’il s’agit de prix plutôt standard en ce qui concerne les outils liés à l’écriture (Scrivener étant un peu hors du lot avec son achat unique à 50€). D’ailleurs, je préfère payer pour un seul outil et l’utiliser pour tous les aspects qui encadrent mon écriture plutôt que de m’éparpiller sur deux ou trois autres applications. En plus, je sais que je peux utiliser Milanote pour d’autres choses que l’écriture, notamment le design, l’organisation en général et les synthèses de mes notes scolaires.

Voilà, c’est la fin de cet article ! Si Milanote vous intéresse, je vous invite à vous servir de mon lien de parrainage pour vous inscrire. À la semaine prochaine pour un article sur le trope que vous aurez choisi sur Patreon !

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Août : le bilan

La décision de faire d’août mon mois de repos n’a pas exactement été consciente, mais elle m’est néanmoins apparue comme nécessaire et je ne la regrette absolument pas. Cela faisait plus d’un an (depuis juillet 2019) que je n’avais pas pris un vrai repos, autant dire que j’en avais besoin ! Et, bon, je dis ça, mais pendant le mois d’août, j’ai lancé mon Patreon (où vous pouvez me soutenir mensuellement et gagner des privilèges comme un droit de vote sur le choix des articles) et mon podcast, I Can’t Word, dont le premier épisode sortira sur Spotify et Apple Podcast le 15 septembre. C’est une nouvelle très excitante pour moi, vu que ça faisait un moment que je voulais lancer un nouveau format de contenu sans savoir ce qui me tentait. C’était soit le podcast soit les vidéos sur Youtube et, franchement, je ne regrette pas mon choix ! Mes podcasts, au moins, je peux les enregistrer à mon bureau en étant en pyjama, un sacré avantage.

Venons-en donc aux chiffres : durant le mois d’août, j’ai écrit 51.261 mots, ce qui représente 1.653 mots en moyenne par jour. Parmi tous ces mots, j’ai réussi à écrire 16 chapitres pour Le Sourire d’Eleanor, la romance feel good que j’écris depuis la fin de QQC. Je me suis beaucoup reposée, j’ai beaucoup pris soin de moi et, soyons honnêtes, j’ai beaucoup joué à The Witcher 3, un jeu que j’adore et qui m’a permis de m’aérer l’esprit. J’ai aussi pas mal travaillé sur mon projet en fantasy, même si je suis toujours loin de me sentir prête pour la phase d’écriture. Je veux partir avec une bonne idée de l’intrigue qui couvre la série complète, des personnages et de l’univers, pour réduire les incohérences qui, je n’en doute pas, s’installeront à mesure de l’écriture des premiers jets – c’est inévitable.

Pour le mois de septembre, j’ai prévu pas mal de petites choses. Un chouette article arrivera le 15 septembre, en plus du premier épisode de mon podcast. J’en ai déjà trois d’enregistrés et deux prévus en plus, donc il va falloir que je les enregistre à l’occasion ! Je vais aussi me lancer dans la réécriture du Sourire d’Eleanor tout en écrivant le premier jet de son spin-off, Les Yeux de Magdalene. Je ne rentre pas encore à l’école ce mois-ci donc je compte bien en profiter ! Et vous, comment s’est passé votre mois d’août ?

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Écrire dans un café : mon expérience

Je veux tenter l’écriture dans un café depuis des années. Bien sûr, comme une vaste majorité d’entre nous, je connais le cliché de l’auteur excentrique qui écrit son best-seller dans un café ou un salon de thé, ou encore dans un bar. La réalité est un peu moins romantique, je le crains, mais toujours est-il que j’ai été très heureuse de pouvoir tenter l’expérience. Je ne sais pas encore quand je pourrai le refaire, car ça demande un lieu adapté et malgré tout un petit budget, mais je compte bien m’accorder ce plaisir de temps à autres. Car c’est de cela dont il s’agit, un plaisir ! Non, vous ne serez pas aussi organisé ou productif que chez vous, mais vous changerez de cadre et pourrez boire de délicieuses boissons, pourquoi pas en rapport avec votre histoire.

J’ai découvert le Oggi Coffee durant ma recherche d’un café qui me permettrait de m’installer et d’écrire pendant que je consommais. Il faut dire que ce genre de lieux manquent un peu dans ma ville : je n’ai pas trouvé d’autre adresse qui me le permettrait. Bien sûr, en pleine pandémie, mes recherches ont été un peu compliquées et je me suis assurée d’appeler pour savoir si je pouvais venir quelques heures à condition de consommer plutôt que de prendre cette possibilité pour acquise. Même en-dehors d’une pandémie, c’est ce que je vous conseille de faire, sauf si le site de l’établissement où vous voulez vous rendre précise qu’il s’agit d’un des services offerts. Vous ne voulez pas débarquer prêt à écrire pour finalement réaliser que ce n’est pas possible !

Munie de mon ordinateur portable, de mon téléphone et son abonnement Spotify (voici la playlist pour Le Sourire d’Eleanor), je me suis dirigée le 14 juillet à midi vers le Oggi Coffee. J’avais le coeur qui battait la chamade, une vague d’anxiété dans la gorge, mais je me sentais bien. Je venais de terminer un immense projet et pourtant j’étais prête à me lancer dans le suivant. Pas de pause, pas de jour off, seulement l’écriture et son appel constant.

Comme j’arrivais en semaine à midi je suis tombée en plein dans le coup de feu pour le café, qui sert également des plats chauds. D’ailleurs, c’est par ça que j’ai commencé dès que j’ai eu une table : un hot-dog et des potatoes, le tout absolument délicieux. Ne vous lancez jamais dans l’écriture le ventre vide ! La faim est une distraction inutile et facilement réglée. J’ai eu le temps de discuter avec la femme au comptoir en attendant une table : je crois que c’est elle que j’avais eue au téléphone quelques jours plus tôt, mais je lui ai tout de même redemandé si je pouvais m’installer quelques heures et écrire, ce qu’elle a à nouveau accepté.

Une fois mon ventre bien rempli, il était temps de passer à l’écriture. J’ai commandé ma première boisson, un café frappé praliné, puis allumé mon pc. J’étais installée sur une banquette avec un grand espace environnant pour étaler mes affaires, même si je n’en avais pas tant que ça. Je n’ai vraiment pas besoin de grand-chose pour écrire : un PC, un logiciel d’écriture et c’est tout ! J’ai commencé l’aventure sur Scrivener, même si je suis très vite repassée sur Word pour une question de praticité – avec mon école, j’ai droit à un abonnement à Office 365 qui me permet de synchroniser mes documents sur tous mes appareils et ça, ça n’a pas de prix (vu que c’est gratuit).

Les mots ont commencé à voler sur le document. D’abord une phrase, celle que j’avais imaginée, puis deux, trois, cinq, dix. En moins d’une heure, j’avais un prologue. Il était temps de commander une deuxième boisson : j’ai choisi un thé frappé à la framboise qui était absolument délicieux et je me suis lancée dans le premier chapitre. Mon rythme n’était pas aussi soutenu que durant un sprint : je me laissais fréquemment distraire une poignée de secondes par les autres clients du café, peu nombreux une fois le coup de feu passé. Je ne ressentais plus aucune pression ni aucune anxiété, j’étais bien installée… Bref, que du positif ! J’ai dû partir plus tôt que prévu pour retrouver mon fiancé, mais je ne regrette absolument pas cette expérience et, comme je l’ai mentionné plus haut, je recommencerai sans doute ! Peut-être devrais-je même en faire une tradition pour les débuts de mes romans… Qu’en pensez-vous ?

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Tropes #1 : L’Élu

Tropes est un nouveau format d’articles qui seront publiés tous les 21 du mois et analyseront chacun un trope littéraire.
Quoi de mieux pour ouvrir ce nouveau format que de vous parler du plus célèbre de tous les tropes ? Vous avez forcément lu un roman ou vu un film qui mettait un Élu en avant. Le plus célèbre est sans nul doute Harry Potter, le Garçon qui a Survécu. On ne présente plus ce trope servi à toutes les sauces, particulièrement en fantasy, mais essayons malgré tout d’en faire une petite analyse.

Définition et exemples

Le trope de l’Élu désigne un personnage, souvent le héros, comme étant le seul et unique capable de mettre fin à un grand mal ou d’apporter un profond changement à l’univers qui l’entoure. Souvent, c’est une prophétie qui annonce au monde leur avenir si spécial, comme dans Harry Potter ou Percy Jackson. Il y aura souvent un moment durant l’histoire où l’Élu doutera que la prophétie parle de lui, s’il a seulement connaissance des enjeux le concernant. Parfois, la prophétie est à double-tranchant et l’Élu pourrait sauver ou détruire le monde, mais il est très rare, dans l’exécution, qu’il n’exécute pas le pan positif décrit par ces mots cryptiques. Le thème de la destinée est très important dans les histoires qui mettent en scène un Élu, surtout s’il est le héros.

Le paragraphe suivant contient de potentiels spoilers concernant Naruto, Percy Jackson, Hunger Games, Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, Good Omens et Game of Thrones.

Quelques exemples connus : Naruto (la prophétie formulée à Jiraiya), Percy Jackson (plusieurs personnages des romans de Rick Riordan sont des Élus), Katniss Everdeen (qui, techniquement, s’est choisie elle-même en se portant volontaire mais est tout de même considérée comme une élue, des jeux puis de la rébellion), Frodon, Bilbon et Aragorn dans le Seigneur des Anneaux (citation : « Bilbon était destiné à trouver l’Anneau et Frodon à le posséder), Harry Potter (figure de proue de ce trope, et pourtant ce n’est pas le hasard ou le destin qui l’a choisi mais son propre ennemi ; c’est cependant la seule particularité de l’exécution de ce trope dans cet univers), Adam dans Good Omens (la particularité de cette prophétie étant qu’Adam refuse sa destinée), une liste longue comme le bras de personnages dans Game of Thrones.

Mon avis sur ce trope

Il existe des centaines voire milliers d’exécutions de ce trope dans toutes les formes d’art, probablement depuis l’Antiquité et même plus tôt. Je pense que les lecteurs sont fatigués de voir ce trope, en particulier dans sa forme classique, et je ne fais pas exception. Cependant, les très nombreuses variations de ce trope peuvent être très intéressantes ! J’ai un faible pour les élus autodéterminés, faux élus, le sélecteur d’élu(s) et le non-élu. Vous en apprendrez plus sur ces variations du trope classique dans d’autres articles de la série ! En bref, voici mon conseil concernant le fait d’écrire un élu : déviez de la recette que nous connaissons tous. De trope, l’élu est devenu cliché, et un cliché est particulièrement complexe à utiliser d’une manière agréable pour les lecteurs.

Voilà, c’est tout pour le premier article de cette série ! J’espère que vous l’avez apprécié et que vous attendrez la suite avec autant d’impatience que moi. Me soutenir sur Patreon vous permettra d’avoir un pouvoir de décision sur le trope exploré dans un mois. Merci de votre lecture, à dans une semaine pour le prochain article !

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Gérer son énergie en écrivant

Écrire, ça peut parfois devenir épuisant, bien des auteurs vous le diront. Passer des heures devant une page, en ressortir avec un seul minuscule paragraphe qu’on ne gardera probablement pas, il n’y a pas à dire, ça fiche un coup au moral. Je pense que personne n’est tout à fait épargné par ces phases (promis, ça ne dure pas !) de mou, mais il ne tient qu’à nous de trouver une méthode pour nous en sortir. La mienne consiste à gérer mon énergie en la décomposant en trois types secondaires : l’énergie physique, l’énergie mentale et l’énergie créative. Avant de pousser plus loin, je vais vous expliquer ce qu’elles sont selon moi.

L’énergie physique

C’est sans doute la plus facile à comprendre et à mesurer des trois ! L’énergie physique, c’est tout simplement l’énergie qui parcourt votre corps. Elle se mesure par vos niveaux de fatigue, de douleur, d’inconfort, par la rapidité avec laquelle vous répondez à vos besoins de base. Ses défaillances sont aisées à identifier et à régler en général (pour les douleurs, hélas, c’est un peu plus compliqué que de simplement prendre un médicament ; mes camarades malades chroniques pourront en attester). J’ai mille fois pu réaliser à quel point la faim, la soif, l’épuisement ou les tiraillements de mes articulations abusées perturbaient le processus d’écriture. C’est pour cela que j’insiste toujours sur le fait que se lancer dans un sprint avec une vessie pleine, par exemple, est contre-productif.

L’énergie mentale

Un peu plus complexe et fluctuante, l’énergie mentale est selon moi un mélange de toutes les forces et faiblesses qui se cantonnent aux limites du cerveau, de la réflexion, des émotions. Il est déjà plus complexe de réaliser quand on éprouve ce genre de fatigue, car nous avons l’habitude de répondre en priorité à la fatigue physique. Cette forme d’épuisement se manifeste chez moi le plus souvent par un schéma de pensée plus brouillon ou lent, une difficulté à me concentrer ou à éprouver autre chose qu’une profonde apathie. C’est le genre de fatigue que je ressens en permanence durant les phases de down de ma dépression, et je sais que je ne suis pas la seule. Pour « soigner » cette fatigue, il faut prendre soin de soi ! Le self-care est vraiment devenu important pour moi, si bien que je m’oblige à prendre au moins dix minutes par jour pour m’occuper de mes cheveux, faire des soins pour mes mains, me préparer un thé réconfortant… Cependant, le self-care ne remplace pas la thérapie dont certains ont besoin. Il n’y a rien de mal à se faire suivre pour une dépression par exemple, au contraire !

L’énergie créative

Et voilà que nous atteignons la plus complexe et la plus fuyante du lot : l’énergie créative. Difficile de constater une fatigue la concernant elle, car les signes ne sont pas très clairs. Vous vous asseyez à la place que vous occupez toujours pour écrire, vous sortez votre carnet ou votre ordinateur et pourtant… Rien ne vient. Rien ne vient, alors que vous êtes en forme, que vous vous sentez bien. Ceci, très chers lecteurs, est le signe (le seul, l’unique, parce que vraiment cette fatigue est chiante) d’un épuisement créatif. En bref, votre esprit est à sec d’imagination et d’inspiration. Pour recharger vos batteries dans ce cas de figure, je vous conseille de vous exposer à d’autres sources d’art que la vôtre : lisez les romans des autres, écoutez de la musique hors de votre playlist habituelle, regardez une nouvelle série ou un nouveau film, … Le déclic finira par se produire. Comment vous le saurez ? Vous vous remettrez à écrire !

Pour moi, il est essentiel d’apprendre à composer avec ces trois formes d’énergie et d’apprendre à s’écouter. Comment voulez-vous écrire si vous êtes tellement épuisé que vous ne voyez plus votre clavier ? Comment voulez-vous écrire si vous n’arrivez plus à entrer en empathie avec vos personnages ? Comment voulez-vous écrire si rien ne vous inspire ni ne vous donne envie ? Le fait de prendre soin de soi est indispensable à tous les domaines créatifs et l’écriture ne fait pas exception. Le mythe de l’auteur qui saigne ses mots sur la page n’est que cela, justement : un mythe. Il faut du temps et de l’expérience pour apprendre à reconnaître ses carences dans un type d’énergie et apprendre comment rectifier le tir, mais cela fait partie intégrante du processus d’écriture. Ne le négligez pas.

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Juillet : le bilan

Le mois de juillet est particulièrement important pour moi. Je cumule durant trente-et-un jours les défis incarnés par le NaNoWriMo et le Jeu de l’Adjectif, alors que chacun de ces challenges pris seul est déjà une épreuve de volonté et de constance en soi. Cette année, mon mois de juillet a été perturbé par un déménagement du premier au dernier jour, mais ça y est, je suis installée ! Mes affiches sont au mur devant moi, mon espace encadré par deux bibliothèques, mes deux écrans parfaitement positionnés : je suis prête à écrire !

D’ailleurs, l’excellente nouvelle à avoir marqué le 13 juillet : j’ai fini QQC ! Vous n’avez pas idée à quel point je suis heureuse. Certes, j’ai pleuré en live quand c’est arrivé, mais il s’agissait de larmes de fierté et de soulagement. Le fait de voir par moi-même que oui, je suis capable de finir une histoire, que ce n’était pas juste un exploit dont j’étais capable à 13 ans et plus jamais depuis, a apaisé toute une série de craintes qui menaçaient de me submerger.

Du coup, le 14 juillet, un jour férié en France mais pas en Belgique, j’ai pris mon petit ordinateur portable et je suis allée m’asseoir dans un café pour poser les premiers mots sur Le Sourire d’Eleanor. Je n’avais jamais fait ça, mais je ne regrette absolument pas cette expérience très agréable ! Je pense vous écrire un article à ce sujet, vous me direz si ça vous tente (et oui, je citerai le nom du café qui a bien voulu m’accueillir pour cette occasion très spéciale).

Mais où en suis-je, du coup, deux semaines plus tard ? Croyez-le ou non, j’avance beaucoup plus vite que je ne le croyais possible ! Le Sourire d’Eleanor est une romance feel-good aux chapitres courts qui s’enchaînent avec fluidité. Il m’a fallu environ une semaine pour me sentir à l’aise dans l’écriture de ce nouveau projet, si différent de QQC, mais à présent c’est bon, je me sens à ma place quand je plonge dans le quotidien de mes personnages et décide de leur prochaine aventure. J’ai écrit 37.417 mots pour ce projet en juillet, soit 17 chapitres complets. Bon, en réalité, je compte dans ce nombre les mots posés sur d’autres travaux, comme des articles, mais il n’empêche que j’avance extrêmement bien ! Je me suis donné comme objectif de finir ce premier jet en septembre et je n’ai aucun doute quant à mon succès.

Au niveau de mes projets annexes, les lives vont bon train ! Je les ai cependant déplacés en soirée, de 20h30 à 23h00, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, désormais que je vis seule, j’ai besoin de pouvoir aller cuisiner en fin d’après-midi si je ne veux pas me retrouver à manger terriblement tard, ce que je déteste avec une intensité qui vous surprendrait. Ensuite, j’ai réalisé après quelques tests que pas mal de mes amis et spectateurs sont plutôt disponibles en soirée, donc les statistiques sont meilleures. Enfin, je suis plus inspirée le soir que la journée ! Autre nouvelle liée aux streams : j’ai décidé d’ajouter des lives jeu-vidéo qui se dérouleront le samedi à partir de 20h30.

Concernant le NWC, une purge des inactifs aura lieu le 15 août. Pour y échapper, il suffit de réagir au message de l’annonce sur le serveur ! Nous voulons repartir sur des bases encore meilleures que celles que nous avions en ouvrant ce serveur. C’est pourquoi il débarquera bientôt sur Disboard et d’autres plateformes promotionnelles. Il y a eu du changement également dans la team modo, et un tableau de recensement des liens vers Plume d’Argent, Twitter et Instagram de nos membres va voir le jour bientôt !

Des choses très excitantes m’attendent en août, puisque j’ai commencé mon activité d’indépendante en design, correction et enseignement (en narratologie). Si vous voulez voir mes prix, rendez-vous sur la page Services ! Je dois également découvrir mon nouveau rythme de travail maintenant que ma situation de vie a changé, continuer de poster QQC tous les jours, avancer dans Le Sourire d’Eleanor, préparer le JdA de septembre… Bref, on en verra de toutes les couleurs ce mois-ci !

Publié par Nyx M. Cavalier, 0 commentaire
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